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 Chartres (28)

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MessageSujet: Chartres (28)   Dim 12 Avr - 17:56

Un petit tour dans une ville que je connais très bien puisque j'y ai habité.
Je détaillerais son histoire et son patrimoine bien riche en monuments.

01) Des origines à nos jours :

Les origines :

Le site de Chartres est occupé dès le Paléolithique par des populations qui s’installent sur un éperon calcaire au confluent de l’Eure et du Couesnon, site défensif naturel juste au-dessus de la vallée, là où elle se trouve plus encaissée. La ville devient par la suite la capitale de la tribu gauloise des Carnutes d’où elle tirera son nom. Chartres qui domine déjà un vaste plateau céréalier, boisé uniquement à son pourtour, acquiert rapidement un rôle de capitale religieuse, politique et militaire.

Le Moyen Âge et les Temps modernes :

Les premiers siècles du millénaire sont ceux de l’évangélisation, puis des guerres et des invasions normandes (en 858 et 911).

Vient ensuite la pause relative de l’An Mil et l’arrivée de l’évêque Fulbert, bâtisseur d’une cathédrale (détruite par le feu en 1194) et fondateur d’une école dont le rayonnement éclaira tout l’Occident. A partir du XIIe siècle, la population s’accroît et la ville s’étend vers la vallée. De nouveaux remparts, dont subsistent quelques vestiges, sont édifiés et des faubourgs s’étendent autour des douze portes de la cité, dont les plus importantes sont les portes Châtelet, Saint-Jean, Drouaise, Guillaume, Morard, Saint-Michel et des Epars. La ville médiévale fonde alors sa puissance sur son économie. Elle comporte deux parties, séparées par un dénivelé de trente mètres : la haute ville, avec le château et la cathédrale, et la basse ville avec les activités liées à la rivière : tanneries, corroieries, mégisseries, moulins...

La ville, place militaire, est également au cœur des guerres. D’abord, celle de Cent Ans (avec la signature, à sept kilomètres de Chartres, du traité de Brétigny en 1360), puis les guerres de Religion. En 1588, la ville sert de refuge à Henri III avant de subir l’assaut de Henri de Navarre, futur Henri IV, qui se fait pardonner en choisissant la cathédrale pour y être sacré.

XVIIe – XVIIIe siècles :

À la fin du XVIIe siècle, Chartres cesse de jouer un rôle de place forte et les remparts sont alors aménagés afin de contribuer à l’embellissement de la ville. Elle reste néanmoins marquée par ses fonctions religieuses, administratives et de marché régional.

XIXe – XXe siècles :

Après la Révolution française, et la transformation de la cathédrale en Temple de la Raison (proposition d'Antoine-François Sergent-Marceau, pour éviter sa destruction), l’entrée dans le monde contemporain est marquée par des progrès importants : arrivée du chemin de fer avec l’inauguration de la gare en 1849 ; arrivée du tramway en 1899 ; création en 1909, parmi les tout premiers en France, de l’aérodrome, où plusieurs pilotes acquièrent la célébrité comme Farman et Latham... La ville n’en demeure pas moins fondamentalement un gros bourg dont l’économie est assise sur son environnement rural.

La mutation conduisant à la ville d’aujourd’hui ne s’est opérée qu’au milieu du XXe siècle après que la ville eut effacé les plaies des deux guerres mondiales (la ville subit son premier bombardement le 15 août 1918, avant de connaître ceux de juin 1940 et de mai 1944). À partir des années 1950, Chartres connaît une véritable transformation économique et sociale sous l’effet de la décentralisation industrielle : création de 20 000 emplois dans l’agglomération, croissance rapide de la population (la ville passe de 27 000 à 42 000 habitants en quatre décennies), construction de plus 7 000 logements dont une grande part sous forme d’ensembles de logements collectifs (La Madeleine, Beaulieu), création d’équipements culturels et sportifs, organisation de manifestations de renommées nationales et internationales...

Aujourd’hui, fidèle à son passé, terre de tradition, Chartres est aussi terre d’avenir et s’emploie à développer économie, culture et enseignement, avec le souci de préserver la qualité de vie qui la caractérise.

Source : www.ville-chartres.fr


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MessageSujet: Re: Chartres (28)   Dim 12 Avr - 18:00

02) Les armoiries.



C’est au milieu du XIVe siècle que l’on trouve trace des premières armoiries de la ville. Depuis cette époque, ce n’est pas moins de six blasons différents qui se sont succédé.

Description du blason de 1815 :

En héraldique, le blason se définit ainsi : « De gueule à trois besants d’argent surmonté de trois fleurs de lys sur fonds d’azur entouré de feuilles de chêne ». C’est à dire que le blason est de couleur rouge, à l’intérieur il y a trois pièces de monnaie d’argent ; au-dessus figurent trois fleurs de lys sur un fond bleu ; le tout est entouré de feuilles de chêne.

La devise :

Une devise en latin est ajoutée au blason : « Servanti civem querna corona datur » (à celui qui sauve un citoyen est donné une couronne de chêne) . Il s’agit là d’une tradition de la Rome antique : la couronne de chêne était décernée à tout citoyen ayant, sur le champ de bataille, sauvegardé l’existence d’un de ses concitoyens.

Cette devise figure sur le blason de la ville dès le XVIe siècle et on la retrouve à la fin du XVIIIe siècle sur des médailles frappées aux armes de la ville.

En 1790, pour avoir sauvé une chartraine le maçon Halgrain et le menuisier Brossier (conformément à la tradition antique) reçurent du maire Asselin une médaille en argent frappée aux armes de la ville, attachée à un ruban aux trois couleurs de la nation et portant la fameuse devise.

Source : www.ville-chartres.fr


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MessageSujet: Re: Chartres (28)   Dim 12 Avr - 18:15

03) Le patrimoine.

A) Les édifices religieux :

1) La cathédrale :



NOTRE-DAME DE CHARTRES

Notre-Dame de Chartres est l’une des plus grandes cathédrales gothiques dédiées à la Vierge dans la France septentrionale au cours des XIIe et XIIIe siècles. Elle a été inscrite en 1979 sur la liste du Patrimoine mondial de l’humanité.

Les origines :

Élevée sur un promontoire, butte naturelle qui domine l’Eure dans un à-pic de trente mètres, la cathédrale est implantée dans le tissu urbain de la ville antique. Au cours du Haut Moyen Age, cinq édifices au moins ont dû se succéder ; il n’en reste que quelques pans de murs et le site de la crypte dite de Saint-Lubin, dont le plan et l’orientation ont déterminé l’implantation de l’abside de l’édifice actuel.
En 1020, la cathédrale est ravagée par les flammes.

La cathédrale de Fulbert :

C’est à l’évêque Fulbert (1006-1028), l’un des plus grands intellectuels de son temps, que l’on doit la construction de la cathédrale qui est dédicacée en 1037 et dont il nous reste la crypte, le narthex avec sa façade à trois portails sculptés et ses deux tours. Le clocher sud est érigé plus tard.

La basilique romane de Fulbert sera détruite en 1194 et seules la crypte et la façade ouest seront épargnées.

La cathédrale du XIIIe siècle :

La cathédrale du XIIIe siècle, qui est celle que nous connaissons aujourd’hui, reprend le massif occidental de l’ancien édifice.

Son plan en croix latine, son élévation à trois étages, ses voûtes d’ogives à doubleaux et formerets déterminant la forme des piles, en font un exemple de l’architecture gothique à ses débuts. Le dallage de la nef a été conservé.

A l’extérieur, pour équilibrer la poussée des voûtes, un système de gros contreforts et d’arcs-boutants monte jusqu’à la base des toitures, en deux volées superposées, d’épaisseur décroissante. Les deux porches latéraux possèdent un décor sculpté exceptionnel.



Les vitraux :

Les baies de la cathédrale de Chartres forment l’ensemble le plus complet de vitraux anciens conservé en France.

« Notre-Dame-de-la-Belle-Verrière » (vers 1180) et trois lancettes de la façade ouest (entre 1145 et 1155) sont les plus anciens vitraux et sont des vestiges de la cathédrale de Fulbert.

La plupart des vitraux sont contemporains de l’église actuelle et sont datés entre 1205 et 1240 environ. La rapidité des travaux explique sans doute l’homogénéité exemplaire de l’ensemble.

Les extensions du XIIIe au XVIe siècle :

Les siècles suivants verront l’édification d’extensions liées notamment à l’évolution de la liturgie :
- Sacristie construite au XIIIe siècle ;
- Salle capitulaire surmontée de la chapelle Saint-Piat (1325-1335) reliée à la cathédrale par un escalier couvert par une galerie ;
- Chapelle Vendôme construite en 1417 entre deux contreforts du bas-côté sud ;
- Clocher nord dit clocher Neuf (XVIe siècle) œuvre du maître maçon Jehan Texier dit Jehan de Beauce pour remplacer un beffroi en bois ;
- Pavillon de l’horloge édifié par Jehan de Beauce en 1520 sur le côté nord de la cathédrale (décoré de pilastres Renaissance, alors que sa flèche est encore gothique).

Une toiture en cuivre !

En 1836, un incendie accidentel détruit l’ancienne charpente en bois. La toiture est reconstruite en fonte de fer avec une couverture en cuivre qui demeure aujourd’hui une des particularités de la cathédrale de Chartres.

Source : www.ville-chartres.fr


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MessageSujet: Re: Chartres (28)   Dim 12 Avr - 18:26

2) L'église Saint-Pierre :

L’église la plus importante de Chartres après la cathédrale est l’église Saint-Pierre. Elle est le siège de la paroisse depuis le concordat de 1804. Jusqu'à la Révolution elle était l’église du couvent bénédictin de Saint-Père-en-Vallée.

L’abbaye de Saint-Père, fondée par la reine Bathilde, femme de Clovis II, successeur de Dagobert, était enclose de murs construits entre 1033 et 1069, elle fut au XIIe siècle incluse dans l’enceinte de la ville.

Pillée et détruite par les raids normands, l’abbatiale fut dotée au XIe siècle, et peut-être même au Xe siècle, d’un clocher-porche pouvant servir de refuge en cas de siège et qui résista aux incendies de 1077 et 1134.

L’église préromane contemporaine de ce clocher a été endommagée par l’incendie de 1077. Elle a été remplacée par l’église actuelle construite en plusieurs étapes vers la fin du XIIe siècle et au début du XIIIe siècle : parties basses du chœur (1100-1170), nef (1200-1250), parties hautes du chœur (après 1250). L’ensemble constitue un chef d’œuvre remarquable de l’art gothique.

L’église possède une précieuse parure de verrières, datant du XIIIe siècle. Elle a recueilli des éléments de vitrerie du XVIe siècle provenant d’autres églises détruites pendant la Révolution et qui présentent un coloris extrêmement riche.

Les bâtiments conventuels ont été, un temps, transformés en caserne de cavalerie (caserne Rapp) et se trouvent actuellement annexés au lycée Marceau (bâtiments du XVIIIe siècle : dortoir, salle capitulaire, archives).

À côté du monastère de Saint-Père-en-Vallée, à l’emplacement du square actuel, s’élevait l’église Saint-Hilaire pour l’usage des habitants du quartier. Cette église médiévale fut démolie en 1804 sous prétexte de commodité pour l’accès à l’église Saint-Pierre.

Source : www.ville-chartres.fr


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MessageSujet: Re: Chartres (28)   Dim 12 Avr - 18:36

3) L'ancienne collégiale Saint-André :



Un site antique :

L’église a été édifiée sur un amphithéâtre antique. La première mention écrite de son existence remonte au tout début du XIIe siècle. Saint-André était alors dans un faubourg qui ne fut intégré à la ville qu’à la fin du XIIe siècle, lors de la construction du mur d’enceinte.

Des agrandissements successifs :

Les parties les plus anciennes de cette église appartiennent au début du XIIe siècle. C’est alors une collégiale administrée par un chapitre de douze chanoines.

L’église voisine, Saint-Nicolas, étant insuffisante pour les besoins de la paroisse, un accord intervient pour que les habitants utilisent la collégiale. L’église connaît alors des agrandissements successifs. Au début du XIIIe siècle une arche large de quatorze mètres est jetée au-dessus de la rivière pour supporter le chœur.
Le chœur est reconstruit au XVIe siècle par Jehan de Beauce puis prolongé en 1612 par une chapelle absidiale enjambant la rue du Massacre.

Désaffectée par la Révolution :

L’église est fermée en 1791, considérée comme bien national à la Révolution, elle sert de magasin à fourrage à l’usage des casernes de cavalerie qui se trouvent sur la rive droite de l’Eure.

Des démolitions successives :

Mal entretenue, la chapelle absidiale s’écroule en 1805, puis c'est au tour du chœur et de l’arche qui sont démolis en 1827.

En 1861, un incendie ravage l’ensemble. Remise à la ville en 1883, l’église est alors transformée en dépôt de matériel.

Pendant la seconde guerre mondiale, les troupes d’occupation allemandes réquisitionnent l’église pour y stocker des vivres et du matériel. Lorsqu’ils quittent Chartres le 16 août 1944, ils y mettent le feu.

Les démolitions successives n’ont laissé subsister que les parties correspondant à l’état d’avant le XIIIe siècle (sauf la chapelle Saint-Ignace au nord, achevée en 1513).

Résurrection du site :

De nos jours, la collégiale Saint-André accueille de nombreuses manifestations. Elle fait actuellement l'objet d'importants travaux de restauration.

Les jardins ont fait l'objet d'un soin tout particulier.

Source : www.ville-chartres.fr




Dernière édition par Kolaps le Dim 12 Avr - 18:41, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: Chartres (28)   Dim 12 Avr - 18:40

4) L'église Saint-Aignan :

Au Moyen Âge, paroisse des comtes de Chartres :

Considérée comme la plus ancienne église paroissiale de la ville, l’église aurait été fondée vers 400 par saint Aignan, évêque de Chartres, qui, selon la tradition, y aurait été inhumé.

Proche du château qui domine alors le quartier de l’actuel marché couvert, Saint-Aignan est, durant la période féodale, la paroisse des comtes de Chartres. C'est une paroisse peu étendue mais assez riche, habitée en particulier par des gens de robe.

Une reconstruction des XVIe-XVIIe siècles :

À la suite d’un incendie qui ravage le quartier vers le début du XVIe siècle, l'église est entièrement reconstruite. On conserve seulement un portail du XIVe siècle qui est enclavé au centre de la façade.

Le vaisseau principal a été conçu pour être voûté de pierres mais les travaux n'ont jamais abouti. En fait, un simple bardeau de bois, sur lequel on peut lire la date de 1625, remplace la voûte primitivement conçue. Le clocher est resté inachevé.

L’église conserve d’intéressants vitraux du début du XVIe siècle auxquels sont associées des créations du XIXe siècle d’esprit Renaissance.

Prison puis magasin à fourrage après la Révolution :

Vendue en 1793 pour être démolie, elle fut sauvée par ses acquéreurs mais utilisée comme prison et magasin à fourrage ou dépôt.

La seule paroisse de Chartres qui ait été rétablie :

Le culte n’y a été rétabli qu’en 1823. Des onze paroisses qui existaient à Chartres avant la Révolution, c’est la seule qui ait été rétablie.

Jusqu’en 1878, la façade est restée à demi cachée par des maisons, ce qui explique l’emplacement désaxé de l’entrée.

Source : www.ville-chartres.fr


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MessageSujet: Re: Chartres (28)   Dim 12 Avr - 19:06

B) Les vieux quartiers :

B1) Sur le tracé des anciennes fortifications :

1) La porte Guillaume :



Au XIe siècle, les quartiers riverains de l’Eure étaient protégés par quelques ouvrages fortifiés réunis par une palissade, puis des remparts en maçonnerie furent construits.

La porte Guillaume, reconstruite au XIVe siècle, était un spécimen de l’architecture militaire du Moyen Âge. Tout ce qui constitue une forteresse s’y trouvait : de longues ouvertures (nécessaires à la manœuvre du pont-levis) marquaient le corps central au-dessus du passage doublé d’une porte basse pour piétons ; une herse, des meurtrières à embrasures… La façade extérieure se composait de deux puissantes tours rondes couronnées de créneaux et de mâchicoulis, auxquelles venaient aboutir le chemin de ronde et le mur de rempart.

Pendant des siècles, c’est par cette porte que les voyageurs venant de Paris entraient en ville. Il faudra attendre la construction du pont de pierre de la Courtille au XVIIIe siècle pour que le trafic contourne la ville.

La porte rappelait le nom du vidame de Chartres, Guillaume de Ferrières. Sous la Révolution, lorsqu'on proscrit les noms évoquant l'Ancien Régime, elle s’appellera porte Guillaume Tell !

Son intérêt architectural lui permit de survivre à la démolition des remparts qui avait commencé en 1806 par la mise à bas de la porte des Épars.

En 1856, alors qu’elle sert de dépôt de combustible à un boulanger voisin, elle est endommagée par un incendie. Réparée, elle abritera une bibliothèque populaire.

Malheureusement, cet édifice, qui avait été classé monument historique en 1852, sera presque totalement détruit par l’armée allemande en retraite dans la nuit du 15 au 16 août 1944.

Source : www.ville-chartres.fr


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MessageSujet: Re: Chartres (28)   Dim 12 Avr - 19:08

2) La tour du Massacre :

Dans le secteur où les Vieux Fossés et les Fossés Neufs viennent rejoindre le cours principal de l’Eure, l’enceinte était défendue par les deux tours de Léthinière et du Massacre.

En février 1591, Henri de Navarre, le futur Henri IV, à la conquête de son royaume, vient mettre le siège devant Chartres. Après deux semaines de négociations, l’attaque est lancée dans le secteur ouest de la ville où elle échoue, puis dans ce secteur où elle contraint les Chartrains à capituler.

Trois ans plus tard, Henri IV reviendra à Chartres pour s’y faire couronner.
Lors de la restauration de la tour du Massacre, des boulets de pierre ont été retrouvés incrustés dans la muraille.


3) La porte Drouaise :

En 1568, la guerre entre catholiques et protestants déchire la France.

A la fin de février, 9 000 soldats protestants commandés par le prince de Condé mettent le siège devant Chartres. La ville a reçu une garnison de 4 500 hommes, et les bourgeois chartrains, bons catholiques, vont les seconder.

La porte Drouaise est attaquée. Après un jour et demi, l’artillerie protestante réussit à faire une brèche dans la muraille entre la porte et la rivière mais le gouverneur de la ville fait élever un second retranchement de terre recouvert de balles de laine qui amortissent l’impact des boulets. Quelques assauts sur d’autres secteurs échouent, puis les protestants lèvent le siège.

Les Chartrains tireront un légitime orgueil d’avoir ainsi défendu leur foi et sauvé leur ville.


4) La fontaine Saint-André :

La fontaine Saint-André dont le mur du fond présente des restes d’appareil gallo-romain témoigne d’un antique usage. Les habitants les plus riches se faisaient apporter l’eau à domicile par des porteurs ou éviers (souvent des femmes) qui devaient pour cela gravir la colline, lourdement chargés.

En 1944, après la mise hors de service de l’usine de traitement des eaux par un bombardement, les Chartrains ont eu à nouveau recours, pendant plus de trois mois, à la providentielle fontaine.

Au-dessus de celle-ci s’élevait l’église Saint-Nicolas, dédiée au patron des bateliers.

Source : www.ville-chartres.fr


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MessageSujet: Re: Chartres (28)   Dim 12 Avr - 19:10

5) Le cloître des Cordeliers :



L’ordre des frères mineurs de Saint-François, appelé Cordeliers à cause de la corde que les frères portaient par dessus leur vêtement de drap gris, fut institué en Italie par saint François en 1223. Il s’agit d’un ordre mendiant qui se distingue dans l’enseignement de la théologie et de la philosophie.

Premier emplacement du couvent des Cordeliers :

Les frères mineurs s’établissent à Chartres en 1231. Le chapitre leur donne pour y bâtir leur couvent un terrain au lieu dit le Faubourg (actuel Grand Faubourg) hors la place des Épars. Ils y entrent en 1238.
Ils s’enrichissent, grâce aux nombreuses donations de nobles et bourgeois chartrains et en 1391 une école de théologie est établie dans leur couvent.
Au début au XVIe siècle, à l’apogée de leur richesse, ils ont perdu beaucoup de leur austérité primitive aussi, en 1502, le pape prescrit la réformation de tous les établissements de l’ordre. De frères Prêcheurs ils deviennent alors Pénitents et sont réduits à leur pauvreté initiale.

Destruction du couvent :

Lors du siège de 1568, le couvent des cordeliers apparaît comme dangereux pour la sécurité de la ville : il pourrait donner asile aux assiégeants. Le 3 mars, M. de Linières, gouverneur de Chartres donne donc ordre de le détruire.
Lorsque le siège est achevé, les Cordeliers ne réintègrent pas leur couvent qui reste en ruine jusqu’en 1620, date à laquelle une petite chapelle est construite à son emplacement pour les habitants du faubourg (on l’appelle le Petit Saint-François).

Reconstruction rue Saint-Michel :

Pendant le siège de 1568, les Cordeliers se réfugient au prieuré dépendant de l’abbaye Saint-Jean-en-Vallée, proche de Saint-Etienne dans le cloître Notre-Dame.
Dès le 21 avril 1568, ils obtiennent des échevins le droit d’acheter un enclos en ville. Ils s’installent d’abord provisoirement dans l’hôpital Saint-Hilaire, rue Saint-Pierre, puis ils édifient un nouveau couvent entre la porte Saint-Michel et la tourelle de Saint-Père, sur un emplacement dépendant de la vigne de Saint-Père cédé par les moines de cette abbaye.
Les bâtiments comprenaient alors une église, la sacristie, une salle capitulaire, un cloître, une bibliothèque, un réfectoire et un dortoir. Au XVIIe siècle l’entrée principale du couvent est située rue Saint-Michel. De toutes les parties qui subsistent c’est la plus moderne.
En 1766, l’ordre compte encore dix religieux profès, huit étudiants, deux frères laïcs, un domestique. En 1790 il ne reste que six religieux.

Disparition des Cordeliers :

A la Révolution, la chapelle sert aux assemblées des trois Ordres pour l’élection des députés aux États généraux de 1789.
En 1793, le couvent est vendu comme bien national et est destiné aux services du département.
En 1795, une École centrale, instituée par décret du 25 octobre 1795, est établie dans l’ancien couvent. Les bâtiments deviennent ensuite école secondaire et enfin sont annexés au nouveau lycée. La bibliothèque départementale occupe un étage de 1805 à 1837.

Aujourd’hui :

Actuellement, il reste les façades et toitures de la partie des bâtiments conventuels entourant la cour intérieure, bordée d’un cloître à colonnes toscanes, un fragment de mur nord de la chapelle, la porte d’entrée rue Saint-Michel dont les pilastres sont ornés de trophées d’armes et deux inscriptions, hébraïque « ma maison s’appellera pour vous une maison de prières » et grecque « ne t’élève pas mais crains ».
L’ensemble a été inscrit à l’Inventaire supplémentaire des Monuments historiques en 1959 et en 1979.

Source : www.ville-chartres.fr


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MessageSujet: Re: Chartres (28)   Dim 12 Avr - 23:17

B2) Autour de la cathédrale :

1) La porte Saint-Yves :

La présence de deux autorités rivales, le comte et le clergé, a été longtemps source de conflits. A plusieurs reprises au cours des XIe, XIIe et XIIIe siècles, les chanoines ont dû s’exiler, à cause des brutalités des gens du comte (qu'ils ne manquaient pas d'excommunier à titre de représailles !).

En 1256, le comte Jean de Châtillon autorisa le chapitre à enclore de murs le quartier de la cathédrale. Cette clôture était percée de neuf portes habituellement fermées pendant la nuit. Cette situation persista jusqu’au XVIIIe siècle. La plupart des portes furent démolies après la Révolution.

Cette porte était aussi appelée porte de l’Officialité car elle menait au tribunal ecclésiastique qui se tenait dans la salle souterraine de l’enclos de Loëns.

Devant elle s’est tenu, jusqu’au début du XXe siècle, le marché à la filasse, fabriquée avec le chanvre cultivé alors dans le pays chartrain. Pendant la foire de Saint-André, il pouvait se négocier jusqu’à 10 000 kg de filasse.


2) L'ancien palais épiscopal :



L’ancien palais de l'évêché se compose de bâtiments d’époques différentes, allant du XVe siècle au XIXe siècle.

De l’antique palais qui accueillit le roi Henri IV lors de son couronnement, le 27 février 1594, il ne reste que des vestiges des communs, datant du XVe siècle (arches aujourd’hui enrubannées de verdure).

L’essentiel du bâtiment fut réalisé aux XVIIe et XVIIIe siècles par trois évêques.

Après avoir fait démolir le château du Vidame, situé au chevet de la cathédrale, Léonor d’Estampes de Valençay, évêque de 1620 à 1641, aménage les terrasses hautes des jardins. Sur cette plate-forme, il construit une nouvelle salle synodale dont un étage communique avec la cathédrale par une galerie. Les arcades implantées à droite supportaient la galerie démolie en 1908 (en même temps que les communs). Il a également fait reconstruire le corps de bâtiment qui fait face à l’entrée.

Mgr Godet des Marais, évêque de 1690 à 1709 qui procéda au mariage de Louis XIV et de Mme de Maintenon, a fait édifier à l’arrière une autre aile et aménager en jardin la terrasse qui lui fait face.

Mgr de Fleury acheva l’œuvre de ses prédécesseurs en construisant le pavillon central (vers 1748), le vestibule avec son escalier en fer à cheval, la salle « à l’italienne » couronnée d’une balustrade, la chapelle (œuvre de l’architecte Rousset, du sculpteur Bridan, 1767-1775) et en dotant le palais de la grille monumentale (1750).

Après la Révolution, le palais de l’évêché a été dévolu à l’administration du département d’Eure-et-Loir. Napoléon 1er y a été l’hôte du préfet en 1811. La préfecture a occupé le palais jusqu’au rétablissement du siège épiscopal, le 5 novembre 1821.

En 1905, suite à la loi relative à la séparation de l'Église et de l’État, le palais épiscopal redevient propriété du département. En 1914, le Conseil général offre à la Ville de Chartres la jouissance du palais et du jardin, à charge pour la ville d’y aménager un musée et un espace public. En fait, cette installation n’a eu lieu qu’en 1939.

L’ancien palais épiscopal est classé parmi les monuments historiques depuis 1906.

Source : www.ville-chartres.fr


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MessageSujet: Re: Chartres (28)   Dim 12 Avr - 23:18

3) Les terrasses de l'évéché :



Au début du XVIIe siècle, l’évêque Léonor d’Estampes a fait détruire plusieurs bâtiments vétustes et établir cette terrasse dont le mur de soutènement a peut-être été fondé sur d’anciennes fortifications. Les jardins bas sont aménagés par ses successeurs.

A droite, la terrasse est limitée par les ruines de l’abbatiale Saint-Jean rebâtie à cet endroit après sa destruction au cours du siège de 1568. L'abbaye Saint-Jean était à l'origine située hors les murs, à l'emplacement de l'actuel parc André-Gagnon,

A l’extrême gauche, l’orangerie a été construite en 1778 à l’emplacement de l’ancien collège. On pensait faire descendre les jardins jusqu’à l’Eure mais la Révolution mit fin à ce projet.

Les jardins, d’où l’on jouit d’une des plus belles vues sur la ville basse, sont classés monuments historiques depuis 1941.


4) La maison canoniale :

Cette maison, construite au XIIIe siècle, a appartenu à différents chanoines, puis au chapitre cathédral, jusqu’à la Révolution.

C’est seulement en 1911, à l’occasion de travaux de ravalement, qu'ont été redécouverts les six tympans sculptés qui surmontent les fenêtres du premier étage, cachés, sans doute depuis le XVIIIe siècle, derrière un revêtement de plâtre.

Les scènes de lutte et de jeu figurées sur le second tympan se retrouvent dans l’album de Villard de Honnecourt, architecte du temps de saint Louis qui établit un carnet de dessins des grands chantiers de son époque. Le reste présente un décor végétal : arum, figuier, vigne et cresson.

Au XVIe siècle la maison fut louée au roi Henri III qui séjourna souvent à Chartres et s’y réfugia lors de la révolte des Parisiens, dite journée des Barricades, en 1588.


5) L'enclos de Loëns :



Avant 1697, le diocèse de Chartres était le plus grand de France et le plus riche. La cathédrale était administrée par un chapitre nombreux qui disposait du plus grand domaine foncier de Beauce (environ 7 000 hectares). Ces terres produisaient vendanges et moissons qui venaient garnir le cellier et le grenier de Loëns (Loën est un mot germanique qui signifie grange). L’enclos de Loëns comprenait aussi des fours, des bureaux, le tribunal et même les prisons du chapitre.

Le cellier est une admirable construction de la fin du XIIe siècle (trois nefs couvertes de croisées d’ogives).

Au dessus, le grenier, vaste construction à pans de bois, a été reconstruit au XVIe siècle.

Les travaux de restauration ont montré qu’à l’époque de la construction le niveau du sol était inférieur de 1 mètre 70 au niveau actuel.

Après la Révolution, ces locaux ont été utilisés par l’Intendance militaire puis par les services municipaux.

Totalement restaurés, ils abritent, depuis 1978, le Centre international du Vitrail.

Source : www.ville-chartres.fr


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MessageSujet: Re: Chartres (28)   Dim 12 Avr - 23:34

B3) Extra-muros :

1) La maison Picassiette :



La ville de Chartres fait l’acquisition de la Maison Picassiette en 1981, et enrichit ainsi son patrimoine d’une des réalisations d’architecture spontanée parmi les plus importantes. La procédure d’acquisition aboutit à son classement parmi les monuments historiques en novembre 1983.

L’homme qui la construisit, de son vrai nom Raymond Isidore, fut surnommé Picassiette par dérision : on imagine la somme gigantesque de débris d’assiettes, de faïences et verres divers qu’il dut recueillir pour mener à son terme son entreprise !

Quand en 1930 Raymond Isidore entreprend la construction de sa maison, il ne pense alors aucunement à la décorer de quelque manière que ce soit. En 1935, il est embauché comme cantonnier par la Ville de Chartres ; il sera affecté comme balayeur au cimetière Saint-Chéron à partir de 1949 et y restera jusqu’à sa retraite.

Il commence son œuvre en 1938, par l’intérieur de la maison et, d’une certaine manière, par hasard, comme il le dit lui-même : “ J’ai d’abord construit ma maison pour nous abriter. La maison achevée, je me promenais dans les champs quand je vis par hasard, des petits bouts de verre, débris de porcelaine, vaisselle cassée. Je les ramassais sans intention précise, pour leurs couleurs et leur scintillement. J’ai trié le bon, jeté le mauvais. Je les ai amoncelés dans un coin de mon jardin. Alors l’idée me vint d’en faire une mosaïque, pour décorer ma maison. Au début je n’envisageais qu’une décoration partielle, se limitant aux murs ”.

Pendant près de vingt-cinq ans, Isidore décore non seulement les murs de sa maison mais aussi les sols, les plafonds et chaque objet ou pièce de mobilier qu’elle contient. Il s’attaque ensuite aux murs extérieurs, puis aux cours, construit une chapelle et un logement d’été, achete une parcelle de terrain limitrophe et décore son jardin. Il construit enfin le tombeau bleu – le Tombeau de l’Esprit. Son entreprise est achevée en 1962. Il meurt deux années plus tard, le 7 septembre 1964. Il était âgé de 64 ans.

D’abord dédaigné par ceux qui le connaissaient, parfois littéralement pris pour un fou, Raymond Isidore eut cependant de son vivant la satisfaction de voir reconnaître son travail. Il faisait visiter sa maison avec plaisir. Cela était naturellement dans l’ordre des choses pour cet homme qui disait : ” J’ai suivi mon esprit comme on suit son chemin ”.

Source : www.ville-chartres.fr


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MessageSujet: Re: Chartres (28)   Dim 12 Avr - 23:40

2) L'hôtel des Postes :



En juin 1875, les services de la poste s’installent dans la maison située à l’angle de la rue des Changes et de la rue du Cloître-Notre-Dame. Mais le développement des services exige bientôt un nouveau déménagement.

La genèse de l’édifice actuel, achevé en 1928, occupe plusieurs décennies…

Le choix de l’emplacement :

Un premier projet, non retenu, est présenté en 1892-1893 par l’architecte de la ville A. Piébourg.

En 1913, le conseil municipal propose d'offrir l'emplacement occupé par le Bureau de bienfaisance entre les rues Percheronne, Fulbert et Serpente. L'affaire n'eut pas de suite. Survint la guerre.

En juin 1919 se dessine la solution, à savoir la construction sur un terrain détaché du marché aux chevaux. La délibération du conseil municipal en date du 24 septembre 1919 entérine ce choix. Un protocole signé en 1919 décide de la cession gratuite par la ville d’un terrain de 1383 m² à l’État qui prend à sa charge la construction de l’édifice.

Le choix de l’emplacement du bâtiment constitue une rupture dans les habitudes de la population mais il est à mettre en relation avec la politique d’embellissement de la ville développée tout au long du XIXe siècle. Situé entre deux hauts lieux du « tour de ville », la place Châtelet avec son arc de triomphe en mémoire des enfants d'Eure-et-Loir morts pour la patrie et la place des Épars avec la statue de Marceau, le nouvel hôtel des postes se présente comme une pièce maîtresse de l'urbanisme chartrain.

Les travaux sont soumis à adjudication en août 1922 et les services transférés le 17 juin 1928.

L'architecte :

L’architecte désigné pour réaliser l’opération est Raoul Brandon (1878-1941).
Talentueux enfant du pays (il est né à Lucé), ancien élève des Beaux-arts à Paris, il a d’abord travaillé pour l’atelier Scellier de Gisors. Rapidement, il a su développer une intense activité et s’est trouvé à la tête d’un cabinet florissant. Il est alors connu pour avoir construit de nombreux immeubles pour une clientèle privée et s’est fait remarqué par sa participation à de nombreux concours internationaux d’architecture.

L'édifice :

La façade de l’édifice reproduit un thème souvent employé par Brandon dans ses immeubles parisiens : un jeu sur l’encorbellement avec des consoles soutenant un balcon-loggia. Le bel effet architectural est produit par le mode de construction : piédroits et claveaux des arcs forment une dentelle de pierre au sommet de la façade.

Brandon puise son inspiration dans le Moyen Âge et particulièrement dans le gothique flamboyant du clocher neuf de la cathédrale. L’hôtel de la poste constitue ainsi comme une réponse contemporaine à l’édifice médiéval. Un beffroi portant horloges et le couronnement de l’édifice (toitures morcelées, galbes et lucarnes) lui dessinent une silhouette particulière.

Le décor :

Brandon fait œuvre d’imagier en illustrant l’édifice d’une série de mosaïques qui constitue une sorte de poème à la communication glorifiée par la paix.

Les mosaïques évoquent l’histoire d’une lettre transportée par voie de terre, de fer, de mer, et d’air - c’est l’époque glorieuse de l’Aéropostale - et remise par le facteur à une paysanne beauceronne curieusement intemporelle avec sa coiffe médiévale.

Un rameau d’olivier et le mot « Pax » inscrits au-dessus de l’entrée du bâtiment, dominés par le masque d’Hermès (messager des dieux) invitent à méditer sur la paix.

"Notre-Dame-des-Postes" ou "Basilique Saint-Brandon" ... Le bâtiment ne fut pas du goût de tous les Chartrains et les surnoms ne manquèrent pas pour moquer une architecture que l'on jugeait alors trop prétentieuse. L'histoire a jugé ! En 1994, l'hôtel des postes a été inscrit à l’Inventaire supplémentaire des Monuments historiques...

Source : www.ville-chartres.fr


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MessageSujet: Re: Chartres (28)   Lun 11 Mai - 1:47

cette ville francaise m'a l'air vraiment tres jolie,tu y habites?
tu n'as pas une video a me proposer afin que je puisse me faire une idée?
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MessageSujet: Re: Chartres (28)   Lun 11 Mai - 10:24

J'y ai habité pendant quinze ans. Voici une vidéo de cette ville :